LES PRINTEMPS QUI DÉCHANTENT...
Infestation naturelle
temporaire,
ou empoisonnement
chimique durable ?
Par Michel Tarrier
«
AU NOM DU
PRINCIPE DE PRÉCAUTION
«
Le principe de
précaution peut être invoqué
lorsque les effets potentiellement dangereux d'un
phénomène, d'un produit ou d'un procédé ont
été identifiés par le biais d'une
évaluation scientifique et objective, mais cette
évaluation ne permet pas de déterminer le risque avec
suffisamment de certitude. Le recours au principe s'inscrit donc dans
le cadre général de l'analyse du risque (qui comprend, en
dehors de l'évaluation du risque, la gestion du risque et la
communication du risque), et plus particulièrement dans le cadre
de la gestion du risque qui correspond à la prise de
décision. »
« Présentement (automne 2004), l’Afrique, notamment de
l’Ouest, le Sahel et le Grand Sud maghrébin, subissent
simultanément les affres de deux fléaux dont on ne sait
vraiment celui de plus forte dangerosité :
« D’une part, l’invasion acridienne et ses dégâts
immédiats, massifs mais passagers (références :
2000 ans d’histoire, de science et de religion ; cf. les grands livres)
;
« D’autre part les épandages à grande
échelle de substances chimiques « dont personne ne voulait
plus » et dont les retombées pernicieuses font craindre
des risques à long terme tant sur la santé des
populations spatialement concernées que sur la
pérennité des écosystèmes par
résidus et rémanence ;
« Loin des lignes de front, la MEEM propose une méditation
sur le sujet, étayée d’un bouquet de données
d’origines diverses et de toutes confessions.
« En nos qualités d’écologues et de penseurs, sans
aucune prétention de détenir la solution mais strictement
par souci d’animer un débat transparent en provoquant quelques
interrogations légitimes, nous sommes interpellés par un
double paradoxe. […] »
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