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Famille des Accipitridés Genre Gypaetus Le GYPAETE BARBU au Maroc (Gypaetus barbatus barbatus) ![]() Source: http://www.oiseaux.net/oiseaux/accipitriformes/gypaete.barbu.html Noms usuels : Français : Gypaète barbu - Anglais : Bearded vulture, Lammergier - Allemand : Bartgeier - Arabe : Boulah, Qsir Al Idam – Tamachek et autres nominations locales : Tamadda, Afalkou, Boulahiya, Nisr. Description :
Sous-espèce marocaine G. b. barbatus.
Oiseau de taille (100-115 cm) avec une envergure de 266 à 282 cm contre un poids moyen de 5.5 kg. Les ailes sont grandes mais étroites et pointues à l'extrémité, la queue longue et cunéiforme. Le Gypaète barbu se distingue des autres espèces de vautours de la zone paléarctique par son aspect largement différent : sa tête est entièrement emplumée portant un masque noir, les digitations sont moins prononcées et possède une barbiche de plumes noires d'où son nom. Cette touffe de plume qui jurerait un rôle sensoriel naît à partir de la base du bec et descend telle une « langue » bien visible même quand il est en vol. Les iris des yeux sont jaunes entourés d'une auréole rouge qui s'élargit quand l'oiseau est excité.
Biologie : Le
Gypaète barbu affectionne les zones montagneuses de haute
altitude (1500 à 4500 m). En hiver, il peut descendre dans
les régions de basse altitude (500- 800 m). Jadis quand
l'espèce était plus fréquente au Maroc, ce vautour
a pu être observé dans les régions du plateau
central et les élévations de la Meseta septentrionale. Il
est généralement attiré par les escarpements, les
gouffres et les vallées qui piègent des vents chauds lui
permettant de faire des ascensions pour son envol et de parcourir de
longue distance à la recherche de sa nourriture. En effet, ce
rapace est un nécrophage qui se nourrit essentiellement des os
de charognes (70-90%) et curieusement l'oiseau peut saisir un os
(tibia ou fémur) dans son bec et du haut du ciel il laisse
glisser son butin qui se brise contre les rochers pour enfin extraire
la précieuse moelle dont il est friand. Les os de petite taille
sont généralement avalés, les enzymes produits par
son puissant système digestif les digèrent facilement!
Toutefois, il se révèle un bon chasseur quand il est
nécessaire (Lapin, lièvre et galliformes).
Le Gypaète aménage son nid, tapissé de laine, poils et plumes, dans des cavités rocheuses généralement inaccessibles. La nidification commence en début du mois de janvier, la femelle couve 2 œufs pendant 55 à 60 jours. Cependant, seul un jeune survivra jusqu'à l'âge de l'envol (Juin-Juillet). Le territoire d'un couple donnée peut couvrir jusqu'à 400 Km² (dans les Pyrénées par exemple) alors que ce domine vital peut se révéler plus important dans les chaînes montagneuses de l'Atlas en Afrique du Nord. Répartition : (Figure 1) : Le
Gypaète possède une large répartition dans le
monde depuis les Pyrénées occidentales jusqu'en Himalaya
en passant par l'Afrique du Sud et de l'Est. En Afrique du Nord,
l'espèce n'est présente encore qu'au Maroc dans les
montagnes de l'Atlas après sa disparition récente de
l'Algérie (ISNEMAN et MOALI, 2000) et de la Tunisie (ISENMAN et
al, 2005). Au Maroc, le nombre total des couples serait
inférieur à 10, cantonnés encore dans les
régions les plus reculées du Haut Atlas en particulier le
Parc National de Toubkal (Photo 1), les Massifs de M’Goun et
l'Anti-Atlas (CHERKAOUI, 2005). Il est probable que la population
marocaine soit plus importante faute de manque de prospections
(CHERKAOUI et al, 2006) dans certaines régions des massifs de
l'Est du Pays, mais chose est sûre, l'espèce est
sérieusement en danger.
![]() Figure 1 : Carte de répartition du Gypaète Barbu Gypaetus barbatus
selon les dernières observation de l'espèces dans les Massifs de l'Atlas (Morocco) Conservation : Selon
THEVEOT et al (2003), au Maroc, le Gypaète barbu est au seuil
d'extinction. L’utilisation des appâts empoisonnés
utilisés par des populations autochtones pour
l’éradication des renards et des chacals serait l’une des causes
principales de son déclin. Comme tout les Rapaces, le
Gypaète barbu est protégé par un
arrêté permanent de chasse. Cependant, le manque de
sensibilisation au sein des riverains vivant dans les régions
potentielles de l'existence de ce rapace (Jbel Siroua, Parc National de
Toubkal, M'goun et Parc du Haut Atlas oriental) ainsi que le
manque des informations récentes sur la dynamique et
l'écologie de/ou des populations marocaines constituent un
véritable handicap pour sa conservation.
Observations
:
le Gypaète barbu a été redécouvert dans les
Massifs de Jbel Ayachi à environ 2000 m d’altitude(Photo 2) par
une équipe d’ornithologues marocains.
![]() Bibliographie : CHERKAOUI (I), ESSABBANI (A) et RGUIBI (HI) 2006. Observation d'un Gypaète barbu juvénile Gypaetus barbatus dans le massif du Jbel Ayachi (Haut-Atlas Oriental, Maroc). Go-South Bull. 3 : 4-5. CHERKAOUI (I) 2005. The Bearded Vulture in Morocco. Vulture News. The Journal of Vulture Study Group. No 52 March 2005 (36). ISNEMAN (P) & MOALI (A) 2000. Oiseaux d’Algérie : Birds of Algeria. SEOF-MNHN, 336 pages. ISNEMAN (P), GAULTIER, EL HILI (A), AZAFZAF (H), DLENSI (H), SMART (M) 2005. Oiseaux de Tunisie. Bird of Tunisia. éd. Société d'études ornithologiques de France, juillet 2005, 432 pages THEVENOT (M), VERNON (R ) & BERGIER (P) 2003.- The birds of Morocco. British Ornithologist's Unio (BOU) 594 pp. Par Imad CHERKAOUI et Essabbani Asmae - Pour plus d'informations sur son observation dans les Massifs de Jbel Ayachi, cliquez-ici! |
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