Quand la presse marocaine et
internationale
partage les soucis du GERES!
6. ARTICLE. Journal : "L'opinion". Maroc. 18/12/ 2005
Une véritable catastrophe guette le Maroc
Disparition annoncée des cédraies du Moyen Atlas
5. ARTICLE. Journal : "L'opinion". Maroc. 07/12/ 2005
(Festival de l’arganier)
Histoire d’une destruction
Maroc : Le surpâturage fait des
dégats
3. ARTICLE. Journal : "TelQuel Magazine". Maroc. 28/04/ 2005
Environnement. La mafia de la Maâmora
2. ARTICLE. Journal : "La Gazette du Maroc". N°389-
11/10/ 2004
870
tonnes de pesticides
périmés au Maroc
1. ARTICLE. Journal :"La Gazette du Maroc". N°390- 18/10/ 2004
Qui veut la peau
du singe
magot?
6. ARTICLE
Journal : L'opinion
18 décembre 2005
Une véritable catastrophe
guette le Maroc
Disparition annoncée des cédraies du Moyen Atlas
Le déboisement, la sécheresse et le pastoralisme intensif
pourraient conduire d’ici 10 ans à l’extinction de la forêt de cèdre du Moyen
Atlas, a affirmé M. Michel Tarier, expert à l’Institut scientifique de Rabat.
M. Tarier, qui s’exprimait dans l’émission ’’Page magazine’’
diffusée jeudi par "Radio Médi 1", a souligné que "la forêt
subit des coupes dans le sous bois où l’on détruit les petits chaînes verts
formant l’essentiel de la futaie pour être ensuite exposée à l’élevage".
L’expert scientifique a révélé que l’état des lieux actuel
des cèdres du Moyen Atlas est "catastrophique" du fait qu’"il
n’y a aucune mesure pour préserver cette richesse naturelle".
[...]
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5. ARTICLE
Journal : L'opinion
07 décembre 2005
(Festival de l’arganier)
Histoire d’une destruction
L’arganier est un arbre qui n’existe nulle part ailleurs
qu’au Maroc et un peu au Mexique. Il a pour domaine privilégié le sud du Maroc
dans les provinces d’Essaouira, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudant et Agadir
soit quelques 820 milles hectares. D’autres estimations parlent 830 milles et 21
millions d’arbres. Mais il n’y a pas de statistiques fiables. Aucune étude
statistique n’existe à ce jour.
[...]
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4. ARTICLE
Journal : Le Matin
10 octobre 2005
Maroc : Le surpâturage fait des
dégats
Michel Tarrier,
écologue, consultant à l'Institut
scientifique de Rabat dresse le bilan de l'écosystème
marocain :
Quintessence du
réservoir génétique abritant les deux tiers des
plantes et un bon tiers des
espèces animales, le domaine forestier marocain est
l'élément fondateur de la
richesse écologique du pays, puisqu'en son sein
s'élaborent les grands cycles
de l'eau, ressource précieuse. Vouloir dissocier une essence
forestière
naturelle de sa biodiversité contextuelle vieille de centaines
de milliers
d'années est la vue de l'esprit coupable de la perte des
forêts, tel que
l'enseigne admirablement Abdelmalek Benabid, professeur à
l'Ecole nationale
forestière d'ingénieurs de Rabat- Salé.
Les espèces végétales et
animales
vivent en communauté. Ainsi, le forestier qui ne travaille pas
avec, travaille
contre. Il désosse, il déconstruit la forêt qui
n'est pas une mine, il
désintègre l'écosystème en éliminant
des composants. [...]
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2005 TelQuel Magazine. Maroc.
Jeudi 28 Avril 2005
Environnement. La mafia de la Maâmora
Par Abdellatif El Azizi
De Sidi Yahia à Tiflet en passant par Kénitra, les
bûcherons clandestins s’appliquent à dépecer la
forêt de la Maâmora sous l’œil impuissant (voire complice)
des autorités. Enquête.
Le 5 février
2005, les gendarmes de Sidi Slimane ont procédé à
l’arrestation d’un conseiller municipal et de plusieurs de ses
complices, dont le chauffeur d’un camion bourré de bois
subtilisé dans la forêt entourant Dar Bel Amri. Pour un
trafiquant arrêté, combien sont passés entre les
filets ? Les "gamarras", surnom donné à ces voleurs de
bois par la population de la région
sont pourtant bien organisés. Leurs circuits sont bien
huilés, leurs horaires parfaitement adaptés et leurs
couvertures solides. On soupçonne notamment de grosses
pointures, parlementaires et autres notables de la région de
couvrir ce trafic moyennant des royalties plus que confortables. Si le
trafic a notablement diminué depuis quelques années, il
n’en reste pas moins que le trafic de bois, l’assassinat
programmé de la forêt de la Maâmora est bien
entamé. [...]
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2. ARTICLE
La Gazette du Maroc
N°389-
11 octobre 2004
870
tonnes de pesticides
périmés au Maroc
Par
Olivier Asselin
Déchets toxiques
Sur l’ensemble du
territoire du Royaume - comme ailleurs en Afrique et dans le monde -
des tonnes
de pesticides périmés laissés à l’abandon
représentent un grave danger pour la
santé des populations et l’environnement. Dans le cadre d’un
programme d’envergure
internationale, le gouvernement marocain s’engage à y faire le
ménage. […]
L’odeur est insoutenable,
elle vous prend à la gorge et vous empêche de respirer.
Certains résidents
d’Aïn Chegag, ville de 15.000 âmes située à 25
kilomètres au sud de Fès, s’en
plaignent depuis des années. Cette odeur, c’est celle des
quelque 2.100 litres
de pesticides périmés entreposés au centre de
Travaux agricoles (CT) installé
aux abords d’un quartier résidentiel. “Si vous cherchez
aujourd’hui, vous en
trouverez beaucoup moins”, affirme Mohammed Lahkin Bennani,
ingénieur au CT. C’est
que les produits en question se trouvent dans des fûts tellement
corrodés
qu’ils laissent s’écouler leur contenu. “Heureusement, ici la
nappe phréatique
est à une profondeur de plus de 70 mètres”, explique
M’hamed Hraoui, ingénieur
agronome au CT d’Aïn Chegag. “Sinon, ce serait la pagaille, une
vraie bombe
atomique”. […]
Si le cas d’Aïn Chegag est particulièrement
préoccupant à cause de la proximité d’immeubles
résidentiels, des problèmes similaires existent dans
toutes les régions du Maroc.
“La situation des
pesticides obsolètes au Maroc est grave, comme dans les autres
pays africains et dans les pays en
développement en général”, explique Mark Davis,
coordonnateur et conseiller technique en chef du programme des
pesticides obsolètes de la FAO. “En ce moment, nous estimons
qu’il y a 870 tonnes de pesticides obsolètes au Maroc”,
précise-t-il. […]
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1. ARTICLE
La Gazette du Maroc
N°390- 18 octobre 2004
Qui veut la peau
du singe
magot?
par
Olivier Asselin
Animaux
en voie de
disparition au Maroc
De ses
mains expertes, il
décortique en un éclair les cacahuètes
lancées par les touristes qui viennent
admirer une espèce unique dans son habitat naturel. Les
visiteurs ont intérêt à
en profiter, puisqu’au rythme où vont les choses, le magot
pourrait ne plus en
avoir pour longtemps.
Victimes de la
désertification, de l’érosion, du surpâturage et de
changements climatiques de
plus en plus importants, les forêts de cèdres du Moyen
Atlas passent un mauvais
quart d’heure. Plusieurs parcelles portent déjà les
marques d’une dégradation
qui ne semble pas en voie de s’arrêter. Selon le Fonds Mondial
pour la Nature
(WWF), la densité végétale des forêts du
Moyen Atlas aurait diminué de 40 pour
cent depuis les 15 dernières années. Et si le singe
magot, une espèce animale
ayant depuis toujours cohabité en harmonie avec le cèdre
de l’Atlas, menaçait
aujourd’hui d’en causer la perte? [...]
Plusieurs
hypothèses
circulent au sujet des raisons motivant de telles attaques, mais
certains
chercheurs soutiennent que le singe magot serait – à
défaut d’en être la
cause – victime de la dégradation de l’écosystème.
Pour le professeur Andrea
Camperio, primatologue enseignant à l’Université de
Padoue, en Italie, et
président du GEA – une organisation qui mène depuis 1994
des recherches sur ce
phénomène – il s’agirait d’un problème de
disponibilité d’eau. Les forêts de cèdres du
Moyen Atlas n’abritent pas que le singe magot : le
milieu forestier subit la pression croissante
d’une population
considérable d’animaux d’élevage. [...]
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